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Le journal de bord |
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Jeudi 31 mai 2007 |
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Hello,
Nous allons devoir faire court car le cyber café ferme dans 5 minutes mais tant qu'on est là on bosse pour vous jusqu'au bout.
C'est vers Brig que nous nous sommes dirigés aujourd'hui dernière ville (et oui déjà, sniff) avant d'attaquer l'Italie.
Seulement 37 km, qui seront pour Sylvainet moi un dure journée mais d'une façon différente.
Sylvain n'a "pas les jambes aujourd'hui", comme il dit et moi j'ai le vent en pleine face! Il y avait une chance sur 5 et ça a été le cas, n'est-ce pas Serge....
Enfin, le mauvais temps se profile à l'horizon.
On va se dépêcher de monter la tente.
A +
Sylvain et Laëtitia
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Mercredi 30 mai 2007 |
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Bonjour à tous,
Ce matin, il nous faut dire au revoir à nos amis. Le travail est là pour eux, il nous faut continuer notre chemin qui aujourd'hui va être très ensoleillé et donc très agréable.
Des paysages superbes et une lumière idéale nous feront prendre de nombreuses photos de ces vignobles suisses à flanc de côtaux.
Une casquade d'eau venant des glaciers comme lieu de repos et de repas, les amoureux se retrouvent dans cette endroit enchanteur...
Ce soir nous camperons à Sierre avec au programme : massage sportif pour notre coureur et repos de bonne heure.
A très bientôt
Sylvain et Laëtitia
Rainbow Dreams Runners
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Mardi 29 mai 2007 |
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Hello !
C'est avec un froid de novembre que nous quittons Chamonix avec les encouragements des pompiers de la ville qui nous ont offerts un bien sympathique et bon séjour.
François est là de nouveau ce matin avec son collaborateur pour capter de belles images dans l'effort à travers l'ascension du Col des Montets.
La pente est raide mais je me sens pousser des ailes par la présence de la caméra. Sylvain remarquera de suite la différence lorsqu'il s'agira d'entamer le Col de la Forclaz sans "supporters" et sous une pluie de chiotte.
Sylvain en a ras le bol de me pousser, je le vois bien, surtout dans de si mauvaises conditions. J'ai un peu de scrupules pourtant il m'aide sans que je lui demande. Pour être honnête, s'il ne le faisait pas de lui même je lui en voudrais un peu (même beaucoup quand on est sur du 15% !)
La descente, quand à elle, est vertigineuse. On croisera un américain venu d'Allemagne pour rejoindre Nice avec seulement 15kilos sur le vélo (?).... Il va dans des hôtels 3 voir 4 étoiles tous les soirs nous expliqura-t-il, ceci explique celà.
Une charmante rencontre, chaude et gourmande, nous attendra au Drapeau Suisse. Les propriétaires de ce restaurant ont avec vue magnifique en contre-bas sur la ville de Martigny et avaient rencontrés 2 jours plus tôt Serge et Nicole, nos amis du Tour du Monde pour l'inauguration de leur Tee Room Café Croissanterie,
le "40 912 Coffee"!
Un endroit où il fait bon de prendre du bon temps ...
Allez y voir!
Puis c'est à Saillon que nous les rejoindrons autour d'une fondue savoyarde SUISSE! Croyez-le, ça fait toute la différence :-)
Ah, sacré Serge!
Moments si bons ensemble mais toujours trop courts. Nos chemins se recroiseront pour sûr. Merci les amoureux de la vie!
Sylvain et Laëtitia, sur les chemin de l'arc en ciel suisse.
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Col de la Forclaz
29/05/2007 |
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Lundi 28 mai 2007 |
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Bonjour les amis,
Après ces 2 jours de repos à Chamonix, nous nous reveillons ce matin à 7h45 pour passer dans la même journée en territoire suisse.
Mais la vision de l'autre côté des fenêtres de la chambre nous scotche sur place, paysage fantastique mais inattendu.
Il neige de gros patins, comme ils disent tous. Même cet hiver, ils n'ont pas eu d'aussi gros flocons.
On replit nos bagages, prenons des forces pour passer le Col des Montets et Col de la Forclaz. A l'arrivée de François, collègue de chez QUECHUA venu pour filmer notre départ, le temps ne s'améliore pas. Il neige de plus en plus, la température frôle le 0°C et ça a l'air de tenir.
Nous décidons de prendre les devants et d'aller repérer le terrain vers le 1er col. A Argentière, soit 6-7km après Chamonix, il y a 25 à 30 cm de neige, elle accroche à la route mais visiblement pas la voiture.
Nous ne pourrons même pas atteindre le col des Montets sans être équipé de chaînes ou de pneus adéquats.
C'est magnifique mais incroyable à seulement 2 jours du mois de mois.
Nous craignions pour la sécurité, en effet entre 1200 et 1500 mètres le brouillard donne. Même équipés de chasubles réfléchissants les voitures risquent de nous percuter.
De plus le vélo est équipé de pneus slikkes (lisses) à l'avant et avec le poids de la remorque la descente vers Vallorcine risque d'être très difficile à gérer. Sans oublier que les shorts ont remplacé les collants dans les bagages.
Une fois de plus, les éléments extérieurs auront raisons de nous et sommes contraints de repousser notre départ à demain matin. Le bulletin prévisionnel y annonce une accalmie en fin de matinée.
Alors à demain, sur le chemin enneigé de l'arc en ciel
Sylvain et Laëtitia
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Vendredi 25 mai 2007 |
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Bonjour à tous,
C'est à 11h00 que Serge Roetheli, guide de Haute Montagne et coureur du Tour du Monde nous rejoint devant le magasin QUECHUA.
Après nous être équipé du matériel nécessaire pour l'ascension du Mont-Blanc, nous partions pour le télécabine de l'Aiguille du Midi. Je laissais donc Laëtitia en compagnie de ses collègues.
En effet, les conditions sont telles que seule 1 personne peut-être assurée par le guide.
Arrivés au sommet de l'aiguille, nous chaussions les crampons pour rejoindre le refuge des Cosmiques situé à 3613 mètres d'altitude. Une demi-heure suffira.
Le réveil est prévu demain matin pour 3h00. Après un repas bien mérité, nous allions nous coucher vers 20h00 remplis d'enthousiasme et d'excitation.
2h45: le réveil sonne mais je n'ai pas beaucoup dormi. Le refuge comptait une bonne quarantaine de grimpeurs dont quelques ronffleurs. C'était infernal !
Le bulletin météo arrive et ce n'est pas brillant.
Tout le monde se regarde. Les conditions semblent difficiles et tenter quelquechose est voué à l'échec selon certains.
Je regarde Serge qui me dit:"On tente, on verra bien".
Nous quittions donc le refuge vers 4h00 sous les yeux ébahis de certains trop occupés à se chercher des excuses.
Le vent souffle par raffales et la visibilité est très mauvaise. Malgré tout, nous commençons l'ascension du 1er des trois monts qui doit nous mener au Mont-Blanc.
La qualité de la neige est très mauvaise et le vent a effacé les traces de la veille. Chaque pas nous enfonce jusqu'aux genoux. La progression est galérienne.
Au bout d'une heure, Serge m'annonce ce à quoi je m'attendais un peu.
"Nous ne pourrons pas aller au Mont-Blanc aujourd'hui mais nous irons au sommet du Tacul".
Je suis extrêmement déçu mais je m'en doutais au vu des conditions.
2h30 plus tard et malgré la météo, nous arrivions au sommet du Mont-Blanc du Tacul à 4248 mètres d'altitude.
Malgré tout, c'est une victoire volée sur la météo et dans des conditions plutôt hardue.
Le Mont-Blanc ne bougera pas de si tôt, il me reverra sûrement...
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Mardi 22 mai 2007 |
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Bonjour,
Nous nous levons ce matin aux aurores. La vue des montagnes pleines de lumières nous met de bonne humeur.
On nous attend à la caserne pour un super petit déjeuner et quelques propositions:
"Vous savez, le Col des Aravis ce n'est pas une mince affaire.
A vélo ce n'est pas dutout facile alors avec des bagages et une remorque, je vous dis sincèrement je ne voudrais pas le tenter. Je prends votre remorque dans un véhicule et vous rejoindrai au sommet.
Je ne vous oblige bien sûr aucunement mais il faut malgré tout être réaliste, c'est votre premier col de 1ère catégorie, laissez vous souffler et souffrir sans les bagages et vous verrez."
Et c'est dans la quatrième ou cinquième épingle à cheveux, sous les rayons brûlants du soleil, toujours sans la moindre parcelle d'ombre que j'ai compris le regard et l'intention du pompiers quand il me parlait de la remorque.
Arriver au sommet, bien sûr que c'était possible mais en combien d'heure et dans quel état.
Il m'a fallu trois heures d'ascension et 7 litres d'eau pour voir enfin le bout de cette montée de 13 kilomètres!
Sylvain quand a lui m'avait attendu à plusieurs reprises sans que jamais je puisse le rattrapper. Je suis donc restée seul sur chacune de ces épingles moulinant sans relâche à allure régilière, me répétant constamment dans la tête: "Lève les g'noux, lève les g'noux, lève les g'noux" en tempo.
Et la technique fonctionne, même lorsque le compteur indique 4km/h, c'est à dire à vélo, presque à l'arrêt !
Vous verrez les images de l'ascension grâce à la participation du pompier qui nous a encouragé tous les 2 jusqu'au bout. Merci à lui!!!!!
Arrivée, on est patraque, la tartifflette au bord des lèvres pour Sylvain mais un acceuil tout en douceur et en considération de l'effort fourni dans la journée par les pompiers de Frangy et St Nicolas la Chapelle.
On partagera jusqu'à 11h00 le soir vraiment fatigués mais toujours avec autant de plaisir et de gratitude pour tous ces hommes et ces femmes qui nous donnent de leur amitié le temps d'une soirée, d'une bride de vie...
Sylvain et Laëtitia,
sur le point de faire de beaux rêves toujours et pour toujours sur le chemin de l'arc en ciel !
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Lundi 21 mai 2007 |
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Bonjour à tous,
Notre arrivée hier soir à Frangy nous a fait du bien au moral et au coeur.
Le centre de secours avait convié les nombreux JSP (jeunes sapeurs pompiers) de l'arrondissement à partager la fin d'aprés midi sur les routes de Haute-Savoie.
Ils ont tous été très courageux sous ce soleil brulant, bravo les jeunes!
Un petit nid douillé dans le batiment d'une maison de retraite nous permis de nous reposer quelques bonnes longues minutes avant de rejoindre les nombreuses personnes venues partager le repas du soir.
Nous sommes tombés sur de sacré loustiques, soirée mouvementée entre l'arrosage des convives à la lance à incendie et les histoires drôles de chacun:
"C'est l'histoire de 2 blondes qui font du vélo. Elles se promènent gentillement tandis qu'une d'entre elle s'arrête et dégonffle son pneu. L'autre fille lui demande ce qu'elle fabrique. Elle lui répond: Et bien je dégonffle parce que ma selle est trop haute.
L'autre blonde s'ennerve et lui dis, c'est à cause de blondes comme toi que les gens se moquent de nous, c'est alors qu'elle retire sa selle, la place à l'endroit du guidon et place le guidon à l'endroit de la selle et lui rétorque: tu m'agace vraiment puisque c'est comme çà, moi, je fais demi tour !"
Je crois bien qu'il m'a fallu 3 bonnes minutes pour que mon fou rire ne cesse.
Mais finalement ce n'était pas étonnant d'autant d'exantricité puisque plusieurs pompiers présents venaient de ch'nord !
Le lendemain nous passions notre route par le lac d'Annecy et empruntions le Col de Bluffy pour nous rendre à Thônes, dernière ville avant la montée du Col des Aravis. Nous étions accueillis dans la famille du chef de centre pour un repas digne de l'ascension du fameux col.
Nous avons apprécié le plaisir que les gens de la région avaient de nous parler de leurs montagnes, leurs traditions et surtout de leur gastronomie.
Saviez vous que la ville de Thônes est la capitale mondiale du fromage de Roblochon ?...
La pression de mon côté s'accentuait de plus en plus. Le col des Aravis haut de ses 1498 mètres se profile à l'horizon, je l'appréhendais déjà depuis Dunkerque !
Ce n'était sans compter sur les intentions des pompiers de Thônes du lendemain matin...
Sylvain et Laëtitia, sur le chemin TRES pentu de l'arc en ciel.
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Dimanche 20 mai 2007 |
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Bonjour,
Nous disons au revoir à nos charmants hôtes de Nantua, tout le monde est présent pour la photo et le fils d'un pompier nous fait le plaisir de se joindre à nous à vélo pour la matinée.
Il aura même envi d'essayer mon vélo avec les bagages et la remorque dans les côtes pour "voir comment ça fait" dira-t-il mais aussi pour me soulager car je me sens quelque peu vidée d'énergie après le gros effort d'hier ! Merci de ton aide, j'ai pris beaucoup de plaisir à échanger avec toi.
"C'est une habitude à prendre" nous dira-t-il. Je vois bien que pour ce jeune sportif cycliste la perspective de rouler dans ces conditions est beaucoup moins agréable que de franchir les cols avec son vélo de route pesant moins de 10 kilos, et il a bien raison !!!
Le reste de la journée, l'amour de ma vie m'encourage comme jamais!
Il se mettait sur le bord de la route agitant les bras en l'air criant:
"Et oui, c'est Laëtitia Dessailly en personne qui a pris la tête de la course, elle progresse avec panache cette portion des Alpes, épatante, cette femme est tout simplement épatante !"
TU es incroyable!
Parcourir 50 kilomètres en courant TOUS LES JOURS qui plus est maintenant dans les Alpes à pousser non pas 50 kilos de matos mais un vélo et sa femme dessus en continuant de l'encourager à tue tête comme des supporters du tour de France.
CET homme est exceptionnel, croyez-moi, il a une force époustoufflante qui le transcande. Encore mieux que ça puisqu'il me la transmet avec beaucoup d'amour.
Pour la première fois de ma vie j'ai parcouru 1000 km en 3 semaines, j'en suis fière mais je le dois à cet homme et aussi à la cause qui nous anime si forte et si sincère.
Avoir un objectif fort, une foi inébranlable transmise et partagée avec passion !
Sylvain et Laëtitia
Rainbow Dreams Runners
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Samedi 19 mai 2007 |
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Hello!
C'est donc vers Nantua que nous nous dirigeons aujourd'hui.
Trois "tape cul" comme ils disent, les pompiers de Bourg, avant les 7 kilomètres d'ascencion du Col du Bertian entre 10 et 15% tout du long!!!!
Ils seront nombreux à prendre le départ en courant, suivis par 2 ou 3 engins cirène et giro en action. On salut les passants, on plaisante gentillement ensemble comme, le calme avant la tempête...
Deux km de plat avant le calvaire, ils nous encouragent, me rassurent pour certains voyant que je ne dis mot puis nous embrassent.
"On pensera fort à vous vers 14h lorsque vous serait en haut du col!"
La chaleur s'installe, les ombres se font de plus en plus petites. Pas un brin de vent!
Finalement les 3 bosses se font plutot bien, je prends même de l'avance à la deuxième.
Au pied du 3 bis qui devait compter pour du beurre comme nous a dit Christophe, nous avons une côte de 400 mètres si raide que le vélo chancelle et je tombe dans le bas côté. Ma vitesse était si faible que la roue avant se levait à chaque coup de pédale. Sylvain me rattrape, j'essaie difficilement de relancer le vélo au milieu de la côte puis il me poussera jusqu'en haut dépenssant beaucoup d'énergie.
La suite fut une réelle galère!
Pas la moindre ombre sur les 7 kilomètres d'ascension, une chaleur lourde et un soleil rude, plus de 30°C assurément.
Nous gravirons ensemble et à pied, poussant vélo et remorque à la force des bras.
Presque deux heures pour ces 7 kilomètres de souffrance; sur la fin Sylvain sera seul à tirer le vélo tandis que je réussis difficilement à marcher jusqu'en haut.
Col du Bertian, on t'a eu mais en a sacrément bavé !
Descente encore plus raide avec un panorama ensolleillé sur la chaine du Mont Blanc tout au fond de l'horizon.
Bordant le Lac de Nantua, les pompiers se joignent à nous jusqu'au centre. Un acceuil très conviviale et familiale nous y attendent.
On chauffe les braises pour les sardines au barbecue, les jeunes jouent au volley dans la cour, les femmes discutont ensemble sur les banc à l'abri du soleil.
On se sent bien, tout est calme, la soirée fut très agréable et la nuit réparatrice.
Il y a certains jours où l'on a le sentiment d'être au bon endroit au bon moment, d'être sur la bonne route avec les bonnes raisons d'y être.
Ce fut un de ces jours où nous fûment vraiment heureux.
Sylvain et Laëtita, sur le chemin de l'arc en ciel.
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Vendredi 18 mai 2007 |
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Bonjour les amis,
Ce matin le réveil fut plus difficile qu'à l'accoutumé. Des douleurs plus intenses que d'ordinaire et une grosse fatigue me faisant difficilement sortir de mon sommeil, nous ferons prendre la décision d'avancer notre jour de repos.
Je ne vous cacherai pas non plus que l'approche des sommets alpins me contrarie. Le surpoids que j'ai pris ces derniers mois m'handicape aussi quelques peu. Mais le sommeil nous fait trop défaut ces derniers temps, alors aujourd'hui, STOP!
On nous offrira à Sylvain et moi une séance de massage sportif chez une super kinésitérapeute qui nous requinquera de ses douces mains. Merci du fond de nos muscles raidis par le froid et la pluie de ces derniers jours (nous n'oublions pas tes bons conseils!)
C'est demain que ça deviens très sérieux,
Col du Bertian nous arrivons!
Sylvain et Laëtitia,
Coureurs de rêves
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Jeudi 17 mai 2007 |
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Bonjour à tous,
C'est sous la pluie que nous disions aurevoir à Sennecey ce matin afin de regagner Bourg-en-bresse dans l'Ain. Une étape longue de 68 km.
Alors que les pompiers nous avaient assuré que le parcours serait relativement plat, il s'est avéré que la route ne cessait de s'élever.
La pluie ne nous a une fois de plus pas quitté et c'est à l'abri d'une vieille grange que nous allions déjeuner le midi.
A 8 km du centre de secours de Bourg, trois pompiers nous ont rejoins pour cette fin d'étape. Ils ont d'ailleurs beaucoup poussé Laëtitia, très fatiguée, moi aussi d'ailleurs.
Nous avons découvert une superbe caserne neuve avec tout le confort nécessaire. Après un accueil dérapant dirons-nous(sans doute à cause de la pluie...), nous avons été conduit dans les chambres réservées aux visiteurs.
C'est avec beaucoup de sympathie que nous avons partagé un bon plat de pâtes avec l'équipe de garde.
Les choses sérieuses vont commencer avec les premiers contreforts des Alpes qui se dessinent devant nous...
Sylvain et Laëtitia
Dreams Runners
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Vers Bourg en Bresse
17/05/2007 |
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Mercredi 16 mai 2007 |
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Bonjour !!!
Après une journée de repos hier à Beaune dans un pavillon bien confortable, nous avons donc repris la route pour Sennecey le Grand en Saône et Loire.
C'est donc une fois de plus sous la pluie que nous avons effectué cette étape.
Le profil du jour était assez plat et il n'y a donc pas eu de difficultées particulières.
A environ 4 km de la caserne, nous étions attendus par les JSP et un pompier volontaire de Sennecey.
Ils ont couru avec nous sur cette fin d'étape. Nous sommes donc arrivés vers 17 h, un représentant de la mairie est arrivé pour nous saluer au même moment.
Nous avons ensuite pris une bonne douche et pris part à une petite réception.
Sylvain, le pompier volontaire dont je vous ai parlé plus haut allait nous accueillir chez lui et c'est donc quelques instants plus tard qu'il nous amenait rencontrer sa petite famille: Catherine, sa femme, Thomas 6 ans, Quentin 4 ans et Kévin 2 ans.
C'est donc en leur agréable compagnie que nous avons passé la soirée avec ces savoyards d'origine.
Demain, nous prenons la route pour Bourg-en-Bresse et une étape de 63 km.
Longue étape une fois de plus mais c'est la dernière avant les montagnes.
Des étapes plus courtes mais plus difficile nous attendent notamment avec le col des aravis que Laëtitia appréhende. Mais tout va bien dans le meilleur des monde, si seulement la pluie pouvait nous lâcher...
Sylvain et Laëtitia
Dreams runners
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Lundi 14 mai 2007 |
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Bonjour !!!
Après une nuit pluvieuse, c'est vers 9 h 30 que nous prenions la route pour Beaune.
La pluie n'a pas l'intention de nous laisser tranquille aujourd'hui.
C'est donc 7 km après notre départ que nous passions le stade des 5000 km.
C'est donc avec une moyenne de 11, 98 km/ h que nous avons parcouru l'Europe jusqu'ici.
J'avoue que cette moyenne m'impressionne moi-même mais c'est précisément à cette vitesse que je me sens le mieux alors je ne me pose pas trop de questions et je continue d'avancer.
Laëtitia a l'air d'avoir repris du poil de la bête bien que je dois la pousser dans les côtes. malgré tout nous arrivons de cette manière à franchir les côtes entre 9 et 10 km par heure.
Malgré la pluie, je me sens bien et la perpective de la longue étape ne me fait pas trop peur.
Par contre, c'est la montée de la vierge noire, située à 15 km de Beaune mais surtout longue de 5 km qui fait peur à Laëtitia. D'autant plus que cette côte intervient après 52 km.
Malgré tout, c'est avec panache que nous la gravirons à deux.
C'est du sommet de cette "montagne" que nous apellons les pompiers de Beaune afin qu'ils viennent à notre rencontre.
C'est donc 15 minutes plus tard qu'ils arrivaient avec le journaliste du "bien public", le journal régional.
Au bout des 67 km nous arrivions enfin au centre de secours de Beaune et avons eu la surprise de rencontrer un groupe de pompiers belges traversant la France en vélo.
Notre accueil fut vraiment génial et nous avons été logé dans un petit pavillon à proximité de la caserne où nous resterons demain pour un jour de repos mérité.
Sylvain et Laëtitia
Dreams Runners
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Dimanche 13 mai 2007 |
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Bonjour à tous,
C'est donc vers dix heure que nous quittions le centre de secours d'Avallon.
La route allait s'élever de plus en plus aujourd'hui au grand dam de Laëtitia qui a beaucoup souffert.
Nous devions nous rendre sur Vitteaux mais nous nous sommes trompé de route en nous prenant la direction de Beaune.
Ayant trop avancé dans cette direction, nous avons donc continué car Beaune est aussi une de nos destinations. De plus, ça nous raccourcira la route.
N'ayant pas de confirmation sur notre accueil à Vitteaux, nous nous sommes donc dirigé vers Arney le duc.
Mais c'était sans compter sur la défaillance de Laëtitia. Vers 16 h, nous n'avions fait que 30 km à cause des trop longues pauses dont Laëtitia avait pourtant besoin. En entrant dans un café pour remplir les poches à eau, on nous a appris que de violents orages étaient attendus.
Après que le gérant nous ait offert un paquet de pâtes pour le soir, nous repartions illico afin d'éviter la sauce.
Perdu!!! C'est un déluge d'une violence incroyable qui s'abatait sur nous. Des grelons de la taille d'une bille nous martelaient la tête. Nous nous sommes donc rapproché l'un l'autre afin de nous protéger au mieux face à cette déferlante que j'ai très rarement eu l'occasion de voir. On n'y voyait plus à 1 mètre!!!
Après une accalmie de grêle, c'est trempé jusqu'au os que nous décidions de nous arrêter au camping le plus proche. c'est donc à Saulieu et après seulement 43 km que nous nous arrêtions pour passer la nuit dans notre tente.
Nous nous placions près du chalet où se trouvaient les douches et c'est là que nous avons pu faire sécher nos affaires pour la nuit.
L'étape de demain sera très longue car nous sommes attendu à Beaune et il y a 67 km.
Et la route continue de s'élever!!!!
Sylvain et Laëtitia
Dreams Runners
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Samedi 12 mai 2007 |
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Hello!!!
Après un petit déjeuner pris en compagnie de l'équipe de garde composé de cinq femmes, nous avons pris la route pour Avallon.
Afin de nous mener sur le bon itinéraire, nous fûmes escortés par une VL jusqu'à la sortie de la ville d'Auxerre.
Le temps était très beau malgré la présence d'un vent assez fort qui soufflait de côté.
A 18 kilomètres de notre départ d'étape, nous avons eu le plaisir de recevoir un coup de téléphone d'un pompier de Looze, Serge, que nous avions rencontré lorsque nous étions chez la tante de Laëtitia.
Il voulait nous rejoindre afin de terminer l'étape avec nous.
C'est donc vers 13 h après avoir pris le temps de manger quelquechose que nous repartions pour les 36 kilomètres restants jusqu'à Avallon.
La route ne fut que légèrement vallonée sauf sur la fin où une côte de 5 km nous attendait juste avant l'arrivée histoire de finir l'étape en beauté.
Ce fut l'une des étapes les plus rapide avec une moyenne de 12,6 km /h pour effectuer les 54 km.
J'avoue avoir été un peu fort mais je ne m'en suis pas trop rendu compte et je crois bien que Serge a eu un peu de difficultées sur la fin. J'ai essayé de le soutenir dans la dernière côte en restant toujours près de lui.
Laëtitia a eu également beaucoup de mal et je suis donc retourné en arrière afin de l'aider un peu en la poussant. Mais elle a bien assurée et malgré la difficultée, elle ne s'est jamais plaint. Bravo.
Merci Serge pour ce petit bout de route.
Arrivé au centre de secours d'Avallon, nous fûmes très bien accueillis dans une caserne vraiment sympa. Tout avait été prévu pour nous et nous avons reçu un don de l'amicale des élus et de l'amicale des pompiers d'Avallon. Super journée donc.
Demain, l'étape nous mènera en Côte d'or et nous passerons les 5000 km depuis le début du périple. Grand moment!!!
Sylvain et Laëtitia
Dreams runners
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Vendredi 11 mai 2007 |
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Bonjour à tous,
Ce matin, nous avons eu le plaisir de rencontrer les élèves de la classe de Looze en Bourgogne.
Ils nous ont confiés qu'ils suivaient via le net les péripéties des Coureurs de rêves et nous en avons été fort émus (même si notre fatigue générale vous prive parfois de vous montrer nos émotions)
C'est avec leurs multiples questions concrètes et pertinentes que nous leur avons offert notre présence. Vous le méritiez bien tous, merci de votre accueil !
C'est donc après le repas familiale du midi que nous nous dirigions vers la caserne (ou caverne....) de Joigny où mon petit vélo était gardé bien à l'abri. Les pompiers qui nous avez fait le plaisir de nous accueillir 2 jours plus tôt, nous ont fait la surprise de chausser leurs running pour la matinée.
J'ai pu assister à un grand moment de complicitée entre ces hommes du feu mais surtout de coeur.
Les 10 KM prévus n'étaient d'ailleurs pas suffisant pour tout se dire et c'est pour 9 km de plus que nous avons foulé le macadam avec énormément de plaisir. Merci à vous, des moments de complicité et de simplicité, nous on adore!
Il nous restait donc 8 km à parcourir à 2. Mais pas pour longtemps puisque 2 sapeurs pompiers de la ville d'Auxerre ont pris le relais sans doute pour nous soutenir moralement à gravir la belle et longue côte à venir (plutôt 2.5 km que 500mètres, Jean Paul :-)
Enfin nous fûmes accueillis avec amitié et bonne humeur au centre de secours. Des airs de Pologne avec toute la sincérité et le sens du service que nous leur connaissons.
D'ici quelques jours nous vous faisons parcourir en courrier nombreuses photos et films de ces 15 derniers jours.
Votre fidélité n'a pas de prix et c'est un devoir pour nous d'être à la hauteur de votre soutien.
Une fois que les coureurs de rêves étaient remis un peu sur pied, c'était tout naturel. Il se peut que la fréquence de nos courriers ne soit plus du même rythme soutenu qu'auparavant mais les nouvelles seront toujours là dès que nous le pourrons.
Je terminerais en vous disant:
"Nous aimons la vie, nous vivons notre rêve, vous tous vous en faites partis de près comme de loin, c'est pourquoi je vous dis MERCI et FAITES DE BEAUX REVES .
Sylvain et Laetitia, sur le chemin d'un bel arc en ciel
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Du jeudi 3 mai au vendredi 11 mai 2007 |
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J'espère que vous nous pardonnerez ce retard pour la mise en ligne de nouvelles mais nous avons quelques difficultés avec internet. De grosse étape se sont enchainées et nous étions de plus très fatigués.
Mais voilà, nous réparons tout ça en vous envoyant des nouvelles fraiches (et moins fraiches aussi d'ailleurs mais des nouvelles quand même!)
Jeudi 3 mai:
Après avoir reçu un chèque des pompiers d'Albert, donné quelques conseils en course à pied au chef de centre très attentif et fais quelques courses pour le midi, nous sommes donc reparti avec un véhicule d'Albert pour rejoindre Péronne et reprendre notre périple où nous nous étions arrêté la veille, soit dans la cour du centre de secours.
Quelques photos plus tard et la remise d'un chèque (des pompiers de Péronne cette fois), nous nous dirigions vers Lassigny situé dans l'Oise. Laëtitia, sans remorque s'est bien débrouillé malgré les quelques côtes assez difficiles. L'étape s'est bien déroulée sans soucis particulier.
Nous arrivions donc au centre de secours de Lassigny vers 17 h ou une ambiance assez familiale nous attendait. Après la douche, nous ne pouvions refuser une invitation à visiter l'usine textile située juste en face de la caserne. Un grand plat de spaghetti nous attendait à notre retour. Nous avons pu regarder un peu la télévision (première fois depuis longtemps) et avons découvert un superbe film "Burt Munro". L'histoire d'un homme qui a été au bout de son rêve. C'est donc sur cette superbe pensée que nous allions nous coucher pour rêver un peu plus encore...
Vendredi 4 mai:
L'étape d'aujourd'hui allait nous mener à Senlis soit à une cinquantaine de km de Paris.
La principale difficulté résidait dans l'ascension de la côte de Verberie à 15 km de l'arrivé.
Nous savions que nous étions très attendu par les poimpiers de Senlis et ça nous a motivé pour la journée.
Le gros point noir reste la circulation. En effet, à l'approche de Paris, les automobilistes deviennent complétement fous et nous devons être très prudents. C'est donc dans cette idée que nous décidons pour Verberie de nous séparer. Laëtitia prit un peu d'avance afin que nous puissions arriver ensemble au sommet tandis que j'allais monter sur le côté gauche de la route avec la circulation face à moi. Ainsi, laëtitia pu grimper à son rythme sans se soucier de moi et inversement pour ma part. c'est donc avec 2 minutes d'avance sur moi que Laëtitia basculait au sommet.
La longue descente sur Senlis ne posa bien entendu aucun problème. A 5 km du but, la garde entière, officier compris nous attendait avec les Jeunes Sapeurs Pompiers et c'est escorté par 3 fourgons que nous rallions le centre de secours où nous rejoignions également mes parents venus avec la remorque modifiée et les Tee Shirts Coureurs de rêves.
Après cet excellent accueil, c'est plus de 40 tee shirts qui partaient et nous recevions un superbe don de l'amicale. Merci beaucoup!
Le soir venu, un orage éclatait, ce qui eu pour conséquence de voir la totalité des pompiers de garde partir en intervention.
Samedi 5 mai:
C'est donc Paris qui nous attendait aujourd'hui!
Après un petit déjeuner fait de croissant et petit pains, nous firent enfin la connaissance de Laurent Helle, fidèle supporter de Picardie qui logea mes parents pour la nuit.
Nous repartir ensuite escorté par le VSAB jusqu'à la limite de leur secteur. Après un splendide passage près du château de Chantilly, la route de Paris fut plus ou moins difficile à cause bien évidemment de la circulation mais surtout de l'attitude dangereuse et irresponsable de nombreux automobilistes parisiens.
Après avoir exploré et couru à travers 5 capitale d'Europe, je confirme que Paris est de loin la plus difficile à traverser. En effet, Rien est prévu pour les vélos, aucune piste cyclable ne permet l'entrée dans la capitale alors que toutes les autres villes européennes sont au top sur ce sujet.
Comment pourra-t-on réduire le nombre de voitures en ne construisant que des autoroutes?
C'est donc avec prudence que nous nous engagions sur des routes à 4 voies en courant sur la bande d'arrêt d'urgence.
Nous arrivions vers 17 h portes de la Chapelle où une fois de plus, toute la garde du centre de secours de Landon du 10 ème arrondissement était réunie. Le capitaine nous a vraiment réservé un superbe accueil. c'est donc avec les engins et les deux tons que nopus traversions une bonne partie de Paris en moins de 15 minutes.
La journée fut cependant très difficile pour laëtitia. La remorque est toujours très lourde et ne permet plus de garder l'équilibre correctement. Nous envisageons donc de nous en séparer et de limiter ainsi nos bagages.
Etant donné que nous étions attendu à la Tour Eiffel, c'est donc avec un engin et deux collègues parisiens que allions nous diriger vers le champs de Mars avant qu'une troisième personne allait se manifester sortant d'on ne sait où: Jean pierre, un ami, directeur de la Fondation décathlon qui a cru en nous dès le début de cette aventure. nous en profitopns donc pour lui dire un grand merci ainsi qu'à tous les membres du conseil d'administration de la fondation: MERCI INFINIMENT!
C'est donc sous la Tour Eiffel que nous arrivions vers 18 h 15 où nous retrouvions quelques amis et partenaires ainsi qu'une journaliste de france info. D'ailleurs, cette interview fut le déclencheur de quelques dons de la région parisienne par le biais du site. Merci!
Dimanche 6 mai:
Nous allions bénéficier d'un repos dominicale mérité après 323 km de course depuis Dunkerque
En milieu d'après midi, nous rejoignions le capitaine qui nous fit par de quelques suggestions concernant la remorque. Il nous sortit une remorque beaucoup plus légère et maniable. Après essai, nous décidions de l'adopter.
Lundi 7 mai:
C'est vers Melun en Seine et Marne que nous nous dirigions aujourd'hui.
Ce fut donc le même calvaire pour sortir de paris que pour y entrer. Afin de prendre des routes plus sécuritaire, nous décidions de suivre la Seine car la route que nous devions suivre était parallèle au fleuve.
Après quelques kilomètres et ne reconnaissant pas les noms de ville situés sur la carte, nous nous aperçumes que nous n'étions poas en traine de suivre la seine mais la Marne!!!
C'est donc un détour de 15 kilomètres qui nous attendait afin de récupérer la bonne route.
Sur une étape déjà longue, ces 15 km ont vraiment fait mal. le vent n'a pas cessé de souffler de face la plupart du temps et nous y laissions beaucoup d'énergie.
Nous arrivions enfin à Melun en début de soirée. Une soirée qui fut agitée étant donné les nombreuses émeutes dues au élections. Nous n'avons donc passé que très peu de temps en compagnie des pompiers de Melun. Malgré tout, nous avons pu manger et nous coucher tôt car la journée fut très longue et la fatigue importante. En tout cas, merci pour l'accueil.
Mardi 8 mai:
C'est sous la pluie, 1er jour depuis plus d'un mois et demi, que nous prenions le départ de cette étape qui nous conduirait en Bourgogne et plus précisément à Pont sur Yonne. La journée s'est bien passé malgré la pluie.
La fatigue se fait de plus en plus ressentir et les étape de plus 60 km sont dures à encaisser. Cela fait 3 jours que les étapes dépassent les 60 km. Cela nous fait arriver plus tard ce qui nous fait prendre moins de repos. On pourrait éventuellement partir plus tôt mais ça nous obligerai à faire une étape avec une repos insuffisant (puisque arrivé tard la veille et parti tôt le lendemain). je crois qu'il faut plutôt gérer la fatigue car en un jour tout peut basculer. Un moment avec moins de lucidité peut provoquer divers accidents physique comme les entorses, les chutes ou plus grave, les accidents de circulation à cause des voitures. nous devons donc rester concentré sur chaque pas. La fatigue devient alors surtout mentale.
Vers 17h 30, nous arrivions enfin à Pont sur Yonne où la tante de Laëtitia et sa famille étaient venues à notre rencontre. Ca nous fit plaisir car nous étions très fatigués.
c'est au camping de Pont que nous allions être logés pour la nuit grâce au Maire. les pompiers étaient dans l'incapacité de nous recevoir mais un représentant de l'amicale s'est présentait à nous avec un superbe don pour les enfants. Merci beaucoup les pompiers de Pont sur Yonne.
Après ça, une journaliste de France bleue est venue nous rejoindre et nous avons donné une interview. France 3 bourgogne nous confirmait sa venue sur l'étape du lendemain afin de faire un reportage. Tout ça grace à l'oncle de laëtitia qui a pris la peine de tous les contacter. merci.
Mercredi 9 mai:
Le temps fut un peu gris le matin mais pas de pluie à l'horizon.
Seulement 42 km aujourd'hui pour rejoindre Joigny.
C'est vers 11 h que nous prenions la route rejoint quelques kilomètres plus loin par l'équipe dse France 3. après quelques interview et la prise d'image en courant, ils nous quittaient en début d'après midi. france bleu a très bien couvert avec des émissions trois fois durant la journée.
C'est donc avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvions à saluer de nombreux automobilistes heureux de nous apercevoir.
Nous avons pris notre temps pour cette étape avec de nombreuses pauses dans un cadre magnifique. ce n'est donc que vers 17 h que nous arrivione à joigny où Jean paul, l'oncle de laëtitia avait tenu un stand qui en à peine quelques dizaines de minutes rapporta une belle somme pour les enfants.
Jeudi 10 Mai:
C'est un jour de repos non prévu au départ qui nous attendait aujourd'hui. En effet, nous étions attendu au ministère des sports à Paris.
Nous sommes retourné sur Paris par le train cette fois dans la matinée afin d'être présent au ministère à 12 h.
En présence de certaines personnalités du monde sportif comme le capitaine de l'équipe du brésil de football, du monde de l'entreprise comme Michel Leclercq et bien entendu du ministre jean François Lamour, nous étions réuni afin d'assister à la remise de la légion d'honneur au président de la fondation décathlon et notre principale partenaire: Yves Claude.
Ce fut un honneur de pouvoir assister à la remise de cette distinction méritée à un homme que j'admire énormément pour son parcours.
Il fait partie de ces gens qui ont cru en nous avec tous les membres du conseil. De ces gens qui savent que tout devient possible lorsque l'on y croit. Merci une fois de plus.
Vendredi 11 mai:
Nous reprenons donc la route pour Auxerre. C'est une petite étape qui nous permettra de récupérer un peu.
Nous sommes attendus par les pompiers.
Nous serons désormais à 480 km de Dunkerque. Dans 2 jours, nous franchirons nos 5000 km depuis le Cap Nord.
Le rêve continue....
Sylvain et Laëtitia
Dreams Runners
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Du vendredi 27 avril au mercredi 2 mai 2007 |
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Bonjour à tous,
Après une petite semaine intense qui a vu nos premiers pas en France, voici enfin les nouvelles fraiches. Malgré le kilomètrage plus faible qu'à l'habitude, les sollicitations n'ont pas manqué et notre temps fut compté.
Voici donc les nouvelles de l'arc-en-ciel:
Vendredi 27 avril:
Nous vîmes donc nos premières foulées en terre connue. Nous étions accueillis avec beaucoup d'amitié par le chef de centre de La Panne qui à défaut d'accomodations dignes, nous proposa une chambre à son domicile.
Nous avons donc pu passer une bonne journée de repos avant l'étape qui nous ramènerai à Dunkerque. Après un bon repas pris en compagnie de Luc (chef de la Panne) et de sa femme, nous nous apprétions à faire une bonne nuit de sommeil.
Samedi 28 avril:
Après les croissants du petit déjeuner avalés en une seule bouchée, nous préparions nos affaires une dernière fois avant de rejoindre la caserne de La Panne vers 13 h 45.
Luc allait nous escorter jusqu'à la frontière avec le véhicule tout terrain tandis que mes parents nous rejoignaient vers 14 h.
Vers 14 h 10, c'est avec sérénité que nous prenions la route pour cette étape pas comme les autres qui nous ramènerai, près de quatres mois après l'avoir quittée, sur cette place de la mairie de Dunkerque, chez nous.
C'est donc vers 14 h 35 que nous passions la frontière sous les applaudissements et avec beaucoup d'émotion. Merci à vous tous qui étiez présents pour nous accueillir lors de nos premiers pas en France.
Durant ces quelques semaines passées à courir pour réaliser les rêves des enfants malades, nous savions que chacun d'entre vous était avec nous. Vous étiez dans nos pensées et vous voir nous a donné encore plus d'énergie pour aller jusqu'au bout. Merci.
Nous avons grandis et ces quatres mois pourraient bien faire 4 ans tellement notre vie fut intense. Et je crois sincèrement que vivre, c'est faire les choses qu'on aime pour ceux qu'on aime.
Beaucoup de gens se demandent encore comment je fais, et bien je laisse simplement mes rêves guider mes pas mètre après mètre, foulée après foulée, jour après jour...
Merci à tous.
Lundi 30 avril:
C'est comme un autre périple qui commence aujourd'hui.Loin du froid glacial de Norvège, nous reprenions la route vers 11 h pour Armentières accompagnés de quelques amis.
Les premiers tours de roues de laëtitia furent difficiles mais rien de vraiment étonnant en commençant par le mont des récollets avec 40 kilos de matériel.
Mais c'est avec beaucoup de courage qu'elle allait relier Armentières soit 65 km sur la journée.
Notre accueil fut très sympathique à Armentières bien qu'ils auraient voulu faire plus.
Mais nous n'avons manqué de rien et c'est le principal.
Mardi 1 mai:
C'est avec beaucoup de plaisir que nous fûmes accompagniés sur les premiers kilomètres. Bérangère, fidèle supportrice fut d'un grand réconfort pour Laëtitia qui vécu ces premiers kilomètres comme un calvaire. Après l'avoir délesté du matériel elle allait reprendre le dessus avec ténacité pour finir l'étape fatiguée mais heureuse.
C'est à l'issue de cette étape où nous étions reçus par les pompiers d'Arras que nous nous séparions de certains matériels dispensables jusqu'à Paris. Mes parents le ramèneront.
Le gros souci concerne la remorque qui est trop lourde et dont le système d'accroche est inadapté. Nous réfléchissons donc à un système nous permettant de pouvoir transporter tout notre matériel. Ce qui est sûr, c'est que nous devrons faire le tri entre ce qui est indispensable ou non.
Mercredi 2 mai:
C'est avec 30 kilos de bagages que Laëtitia a gravi chaque côte sans broncher. Il manque encore la remorque qui est en train d'être retouchée mais je suis confiant pour le reste.
Nous avons donc parcouru 50 km jusqu'à Peronne dans la Somme.
Après être arrivés, nous avons été accueilli par le major qui a affrété un véhicule pour nous conduire au centre de secours d'Albert car ils n'avaient pas la possibilité de nous loger.
C'est donc d'ici que nous vous envoyons ces nouvelles.
Nous sommes donc déjà à 170 kilomètres de Dunkerque.
une autre aventure commence....
Sylvain et Laëtitia
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