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31 Août 2007
 

Suite à notre repos de la veille à Ulldecona qui se trouve être le dernier centre de secours de catalogne, nous pensons reprendre notre route pour Torreblanca.
Cependant, il s'avère qu'il n'y a pas caserne dans cette ville et que la plus proche se trouve à 30 km et la suivante à 80 km.

Nous prenons donc l'option étape courte. En regardant Laëtitia du coin de l'oeil, je vois qu'elle s'est bizarrement détendue...
En plus, tout est en descente.

C'est donc tranquillement que nous reprenons la route direction Bénicarlo. Bien que la plupart des casernes luttent depuis une semaine contre un feu de forêt qui a réduit 5000 hectares en cendres, les pompiers espagnols se sont toujours débrouillés pour nous accueillir comme il se doit. et je les remercie énormément.

Nous arriverons donc à Bénicarlo et serons accueilli par des hommes vraiment exténués par leur lutte mais qui prendront malgré tout le temps de s'occuper de nous. Chapeau les gars!...sachant que certains d'entre eux avait passé plus de 30 heures au front et venait tout juste de rentrer!

Le plus incroyable et que ces mêmes gars préféreront dormir par terre pour nous laisser leur chambre malgré nos arguments.

Merci.


Du 25 au 29 Août 2007
 
25 août :

Bonjour!

Ce matin, nous aurons le droit à un petit déjeuner gargantuesque de la part de l'équipe de garde. De quoi courir au moins 100 km sans s'arrêter selon leurs propres dires.
Nous aurons cependant un peu de mal à terminer, notre estomac n'étant plus habitué à engloutir autant de nourriture.

Notre étape du jour s'annonce très complexe car elle commence par la traversée de Barcelone. Ils nous sera très difficile de trouver notre chemin car aucune route n'est directe à part l'autoroute.

La seule solution à peu près simple serait de traverser le port de Barcelone en longeant la côte mais l'accès est interdit. les pompiers de Badalona finiront donc par nous proposer l'escorte pour toute la traversée.
Quelle traversée!!! Sans leur aide, nous y aurions passé la journée.

Comble de la malchance, la sortie du port et bloqué par des travaux ce qui nous fera rallonger de 5 km notre itinéraire. Finalement, après 25 km dans la pollution, nous arrivons toujours accompagné de la voiture de Badalona à la caserne de "El Pratt de Llobregat" situé à la sortie de la ville.

Il est 14 h et ils nous proposent de manger le couscous (eh oui!!) en leur compagnie avant de reprendre la route. Ils veulent décidemment nous gaver ces espagnols!
Le souci est qu'il nous reste 40 km à parcourir et qu'il est déjà tard. Ils insistent et nous finirons par céder. Ces moments nous ont tellement manqués en italie qu'il faut les prendre lorsqu'ils se présentent.

Mais le reps s'éternisera jusqu'à 16 h et il nous sera dès lors vraiment trop tard pour repartir. Nous serons donc hébergé au Pratt après une petite étape. mais après 10 jours sans pause, ça ne nous fera pas de mal. En tout cas, Barcelone est une ville hyper moderne avec des monuments incroyables. une des ville européenne à voir!


26 août:

Nous repartons du Pratt pour rejoindre Vilanova où nous aurions dû arriver hier soir. La route est assez dangereuse avec beaucoup de circulation selon ce que pouvait nous dire les pompiers du Pratt.

En effet, il s'agit d'une "Autovia", une autoroute à deux fois deux voies mais autorisée aux cyclistes...et aux piétons mais je doute que l'on puisse en croiser beaucoup.
C'est donc sur cette route qui finalement n'est pas plus dangereuse qu'une route classique grâce à sa large bande d'arrêt d'urgence et au fait qu'il n'y ait pas de voiture succeptible de doubler et de nous surprendre de face. Les voitures nous voient de loin et ont largement la place de se déporter.

Il fait chaud aujourd'hui, 34 degrès. Avec un taux d'humidité extrèmement élevé, cette chaleur est plus difficilement supportable que les 48 degrès sec de Sicile. Nous transpirons énormément et compensons avec des litres et des litres d'eau. Pour la première fois depuis le début du périple, je me vide une bouteille d'eau sur la tête.

Généralement, je n'aime pas ça car ça provoque des frottements lorsque le tee-shirt et le short sont mouillés mais ça m'a fait du bien sur coup et de toute façon, mes vêtements sont déjà trempés de sueur.

La route sera particulièrement longue surtout sur la fin où il nous faudra passer une corniche assez sévère.

Nous arrivons finalement à Vilanova où le chef de centre avait oublié de prévenir les gars. Cependant, nous serons très bien reçu par un pompier d'une soixantaine d'année (ils ont la retraite à 65 ans) qui a pas mal couru dans sa jeunesse. Il sera impressionné et sera au petit soin avec nous. Il nous préparera à manger et fera venir sa fille et son beau fils marathonien pour nous rencontrer.


27 août:

Nous revoilà parti pour Tarragona. Nous avons réussi à économiser 5 km en coupant par la côte en milieu d'étape. Ce sera de plus beaucoup plus agréable que la nationale.

Malgré la chaleur, nous arriverons sans encombre à Tarragona qui s'avère être une assez grosse caserne. Nous serons reçu par le chef de centre et son adjoint comme il se doit.
Javier, l'adjoint nous amènera faire un petit tour sur la station balnéaire de Salou afin de montrer la route à suivre pour le lendemain.

C'est une station assez sympa et blindé de monde en cette soirée d'été.
Mais ce sera agréable de pouvoir courir sur une digue à peu près identique (mais alors vraiment à peu près...:-)) à celle de Malo-les-bains.


28 août:

Nous passons donc par la digue que nous suivrons durant 20 km.
La plage rempli de monde et le soleil qui tape fort nous donnerons une petite illusion d'être en vacances...mais l'effort me rappelle vite à d'autres préoccupations.
Il fait 38 degrès aujourd'hui avec toujours autant d'humidité et la fatigue apparait beaucoup plus rapidement.

Nous arriverons finalement à l'Amettla de Mar en fin d'après midi après 51 km.
Un petit quiproquo aura lieu à notre arrivée car le chef de garde nous annonce que nous pouvons prendre une douche mais que le chef de centre ne veut pas que nous dormions ici. De quoi bien nous achever après une course comme aujourd'hui.

Javier nous avait prévenu que le chef de l'Amettla était assez spécial mais tout avait été réglé la veille et il avait dit oui.
Je ne comprend donc pas et suis quelque peu énervé (Ca me rapelle certains en France). Nous rappelons donc Javier à Tarragona et lui expliquons la situation. Il nous répond que des gens bêtes comme ça sont malheureusement souvent bornés mais qu'il va esayer de faire quelque chose.

Finalement, c'est en parlant avec les gars après ma douche que je leur explique notre projet auxquel biensûr rien ne leur avait été dit que l'un d'entre eux décide d'appeler le chef pour lui faire changer d'avis. Et il réussira....

Nous avons finalement pu dormir à la caserne. l'un des pompier était marié avec une française qui est venue à la caserne et nous avons pu discuter ensemble. Tout s'est très bien passé en fin de compte et c'est le principal.


29 août:

Notre route fera 56 km aujourd'hui et le ciel est un peu couvert mais la chaleur néanmoins présente.
Après s'être arrêté une petite heure sous les palmiers le midi, nous arrivons à Amposta à environ 20 km de notre final d'étape. le soucis est que le pont menant à la ville est en travaux. Nous décidons comme d'habitude de trouver une solution et de demander à passer. Un piéton et un vélo ont largement la place de passer sans géner quoi que ce soi.

Mais malgré nos explications, l'ouvrier ne voudra rien savoir. cet idiot nous obligera donc à prendre la voie express dépourvue de bande d'arrêt d'urgence et ultra fréquentée par des semi remorque qui roulent comme des tarés. D'autant plus que ça nous rallongera de 6 km notre étape déjà longue.

C'est finalement avec une grande frayeur que nous arriverons à passer la voie express sans bobo.

Mais il nous reste encore de la route et les espagnols ainsi que la plupart des gens qui ne connaissent que la voiture comme moyen de locomotion n'ont aucune réelle notion des distances: "Ben mes amis, vous n'êtes pas arrivés, il y a encore 40 km pour arriver à Ulldecona et j'en suis sûr".
Je suis tenté de lui répondre:"ben mon ami, cours un peu et t'arrêtera de dire des conneries." Mais biensûr, je ne pourrais me le premettre même si ça me brûle les lèvres. Je me contente de dire oui sachant qu'il me suffit de regarder la carte pour voir qu'il ne reste guère plus de 20 km.

Nous aurons cependant à passer une belle côte de 4 km avant d'arriver.
Nous arriverons à Ulldecona où la fête battera son plein avec des taureaux qui courent partout.
Mais nous serons une fois de plus bien accueilli dans cette ultime caserne de Catalogne où nous feront un jour de repos avant d'attaquer la région de Valence.

Sylvain et Laëtitia
Rainbow Dreams Runners
Du 21 au 24 Août 2007
 

21 août :
Nous repartons de Perpignan avec 2 h de retard. L'étape fait 64 km et s'annonce difficile avec l'ascension du col du Perthus qui sépare la France de L'Espagne et les conditions climatiques très instables.
Ce retard est dû au fait que personne ne possède la clé du local plongeur où a été enfermé le vélo et la remorque. Il faudra que quelqu'un aille la chercher dans une autre caserne avant que nous puissions enfin partir.

C'était vraiment pas le jour mais malgré tout, je me sens en pleine forme et l'étape devrait bien se dérouler. Nous allons passer la frontière du dernier pays de notre traversée et ce sera un moment fort.

Cette perspective nous fait vite oublier ce petit désagrément.

Nous arrivons vers 14 h au pied du col malgré la tramontane qui souffle de face et la grisaille qui nous menace.

Puis, nous nous attaquons au 8 km d'ascension. il nous faut garder des forces car il nous restera encore 30 km au sommet pour arriver à Figuerès où nous sommes attendu chez les Pompier grâce au contact pris à Perpignan.

Finalement, tout se passera bien. Cette ascension s'apparente plus à un long faux plat qu'à un col et nous nous sentirons vraiment en pleine sécurité étant donné le bouchon de véhicule qui se forme dès les premiers hectomètres.

Et là, j'avoue avoir eu un grand sentiment de liberté à la vue de ces voitures avançant au cul à cul et qui mettront tous 45 minutes de plus que nous pour arriver au sommet. Pourquoi s'embêter avec une voiture???

Par contre, c'est au sommet que le temps va se gâter et c'est sous des trombes d'eau que nous passerons la frontière espagnole.

Il fait froid et nous sommes trempés mais nous continuerons ainsi jusqu'à Figuerès. C'est vers 19 h que nous arriverons enfin malgré deux crevaisons du vélo à réparer sous la pluie.

Heureusement, l'accueil des espagnols sera vraiment très très sympathique et ça nous rechauffe et nous conforte au sujet de notre accueil dans ce pays.

22 août :

Gérone est déjà prévenu de notre arrivé et il nous attendent.

La fraternité des pompiers sera donc bien de mise en Espagne.

De nombreux automobilistes, nous voyant courir une fois de plus sous la pluie nous adresseront des signes de sympathie. Coups de klaxon (sympathique, pas comme en italie), félicitation et pousse levé dans notre direction seront des attitudes très courantes tout au long de la journée.

Laëtitia se débrouillant assez bien en espagnol, les contacts sont assez faciles et les espagnols sont d'une simplicité exemplaire. Le seul petit soucis mais qui n'en est pas réellement un est que Laëtitia parle le castillan et que les espagnols d'ici parle en Catalan mais comprennent bien entendu le castillan.

Aujourd'hui, nous parcourerons les 47 km assez rapidement et nous arrivions en milieu d'après-midi au centre de secours de Gérone.

Malgré l'absence du chef de garde, parti en intervention, nous serons pris en charge par un pompier qui nous réservera encore une fois un excellent accueil. Leur attitude est très joviale et c'est à chaque fois le sourire collé aux lèvres qu'ils nous reçoivent.

Les casernes en Espagne ne disposent que de dortoirs et non de chambres individuelles, ils nous libérerons donc un dortoir entier rien que pour nous. C'est ce qu'ils avaient déjà fait à Figuerès.
Ils nous demandent où nous voulons aller le lendemain et tout est réglé en 5 minutes par un coup de téléphone. (Très différent de notre cher pays la France où tout est beaucoup plus compliqué, toujours soi-disant prévenu trop tôt ou trop tard, attendent une demande écrite qui doit être validé par le SDIS car l'officier n'est pas en mesure de prendre une décision et patati et patata...)

23 août:

Dès notre réveil, nous sommes accueilli par le chef de centre de Gérone, un homme bien portant avec une banane extraordinaire collé au visage. Il est super content de nous voir, ça ne fait pas de doute.
Il nous accompagnera avec sa voiture pour nous mettre sur la bonne route, direction Pineda de Mar à 48 km sur la costa brava.

Le soleil est un peu timide mais néanmoins présent. cependant, il ne fait que 18 degrès mais c'est assez bon pour courir.
Nous passerons une bonne journée toujours ponctuée par les gestes de sympathie des espagnols.

Puis nous arriverons à Pineda de Mar où l'accueil sera tout aussi agréable qu'ailleurs.

Nous connaissions un peu l'Espagne et savions que ça devait théoriquement bien se passer mais après l'épisode italiens, nous étions assez méfiants par rapport à l'image que l'on a de certains pays.
Mais l'Espagne confirme sa réputation de pays chaleureux. Ca nous donne une sacré pêche croyez-moi!

Les espagnols ont de plus une culture qui est fascinante de quoi alimenter de manière inépuisable nos discussions.

Nous apprendrons que la catalogne est comme un "petit village" et que les informations circulent très vite. Même sans être encore passé dans la presse, tout le monde sait ce que nous faisons et c'est ce qui explique les gestes de sympathie des gens sur la route.

24 août:

Aujourd'hui est un jour particulier puisque nous arriverons dans 1 mois jour pour jour à Gibraltar. C'est un moment à la fois souhaité et redouté mais je ne préfère pas encore y penser.

Laëtitia carbure pas mal (lorsqu'elle ne râle pas...et qu'il n'y a pas de râts écrasés sur la route...je rigole...quoique...) et elle n'a plus beaucoup besoin de mon aide lorsque ça grimpe. Nous suivrons une route en bord de mer quelque peu valonnée où un cycliste m'offrira une banane.

Nous arriverons à Barcelone ce soir. Nous sommes attendu encore et je crois que nous le serons toujours jusqu'à Gibraltar.

Quelques kilomètres avant d'arriver, nous croiserons le fourgon de pompiers qui partait en intervention.

Ils ne manquèrent pas de nous faire de grands signes et ça nous donnait un aperçu de l'accueil qui nous serait réservé.

Quelques minutes plus tard, alors que nous sommes un peu perdu en ville, le fourgon nous rattrapera et coupera toute la circulation pour nous laisser passer.

Nous arriverons donc à la caserne où ils seront tous aux petits soins pour nous. Laëtitia, victime de crampes a même eu un remontant catalan!

Nous sommes à 1200 km de Gibralatar et en avons parcouru 9100 (Suite au changement d'itinéraire de la Sardaigne).

Sylvain et Laëtitia
Rainbow Dreams Runners

Du18 au 20 Août 2007
 

18 août

Ce matin, en quittant Sète et notre ami Thierry, nous assistons à un spectacle de joutes sétoises sous un soleil matinale exceptionnel.

Nous longerons la mer méditerranée, elle aussi magnifique, avec son flot de touristes et embouteillage. Nous goutterons en chemin aux fruits des vignes jonchant les étangs de la région. Puis, grâce aux conseils de nos amis pompiers, nous relierons la ville de Béziers par le chemin de halage, cette fois goudronné, bordant le canal du midi.

Ca avait comme un air de vacances cette journée. Les 100ènes de caravanes sur la routes, les familles à vélo sur les sentiers, les panneaux plus grands les uns que les autres des domaines viticoles, ...le soleil et, la mer...

Et enfin notre arrivée dans la ville de la Féria. Sylvain a fort bien géré sa course aujourd'hui ; une bonne hydratation régulière, une foulée souple et légère avec le moral au beau fixe.

Les pompiers nous poserons mille et une question intéressantes et pertinentes dans leur foyer bien agréable. Puis nous logerons à la caserne de Montady où la considération et le respect des personnes de garde nous a énormément touché.

19 août

Nous descendons de la ville de Bézier, traversons l'Aude sur ses ponts antiques, puis rentrons sur la nationale qui nous mènera directement à Sigean.
Vous expliquer ce que l'on a vu sur cette route serait assez difficile tant le temps était maussade. Par contre vous dire ce qu'on y a ressenti, ça sans problème.
Pour faire court et explicite: DESESPERANT !!

Il nous a été difficile de garder l'envie d'y arriver jusqu'au bout. Nous y serions arriver quoiqu'il arrive mais ...
c'était triste et ça nous a rendu un peu ... gris.

46 kilomètres et nous atteignons enfin le panneaux de la ville.
"Ah, ma chère demoiselle, la caserne des pompiers est carrément à l'autre bout de la ville!"

Heureusement pour nous, nous avons appris ces 9000 derniers kilomètres à décrypter ce genre de réponse, en gros ça devait faire 450 mètres à tout casser avant de pénétrer dans les lieux.

Des locaux neufs et forts bien équipés (même un quad rouge!) nous attendaient. Nous cherchons après le personnel mais c'est un enfant qui nous demandera ce qu'il pouvait faire pour nous, assez drôle dans une caserne me direz-vous?

Une fois les bonnes personnes rencontrées nous étions aussitôt accueillis et installés. Il ne nous suffira que quelques minutes pour que nous nous endormions tous les deux à 5h00 de l'après-midi pendant deux longues heures d'affillés comme des gros bébés!

S'en suivit un réveil en douceur par des appels téléphoniques amicaux et le repas partagé très agréablement et simplement avec les volontaires du centre de secours semble-t-il très dévoués à leur activité.

20 août

C'est la dernière fois que nous vous écrivons de France. Nous sommes arrivés tout à l'heure au CSP de Perpignan.

La route d'aujourd'hui nous a fait goûté à pleines dents à la tramontane, de face!
Et pique-nique sous les figuiers à l'abri du vent avec notre dernière mousse de canard au porto en sandwich(on adore ça)

L'accueil, ici est tout simplement Super. Rien à mendier, tout nous est proposé. Un rêve d'enfant pourra même être réaliser grâce au don de l'amicale du centre.
C'est tout simplement géniale, merci à vous du fond du coeur!

On apprend de notre second passage en France qu'il faut, comme je le disais il y a quelques jours, garder la foi encore plus qu'à l'ordinaire dans les jours difficiles. On fait de notre mieux chaque jour pour mettre en lumières les enfants. Certains y ont été très réceptifs, d'autres moins. L'essentiel, c'est que malgré la fatigue de tous les jours, nous l'avons toujours fait avec notre coeur.

Il ne faut jamais rien regretter mais plutôt penser à faire mieux, jour, après jour, après jour, après,
Toujours!

Demain, nous entrerons en Espagne, direction Figueras, 65 km et de la pluie prévue pour toute la journée.

Laetitia et Sylvain en direct du chemin de l'Arc en ciel.


Du 01 au 17 Août 2007
 

1er août:

Comme prévu, "Tonton" venait taper à la porte au petit matin afin de prendre un café. Vers 7 h, deux gamines de famille modeste venait à la caserne et repartait avec les sacs pleins de nourriture qui restait de la veille.

Ange nous remit également un chèque au nom de l'amicale pour les enfants malades.
C'est donc à 8 h 30 que nous quittions la Corse pour remettre enfin le pied en France métropolitaine.
La Corse nous a sacrément bien remonté le moral. Avec une culture très marquée, les Corses restent malgré tout très accueillants.
C'est donc vers 13 h que nous nous retrouvions à Nice.

Vers 18 h, nous serions rejoint par nos hôtes, Philippe Verdier, un ultrafondu qui nous a pris en charge avec beaucoup de gentillesse chez lui à Nice.
Après une sympathique soirée, nous allions passer une excellente journée de repos en leur compagnie sur les hauteurs face à la promenade des Anglais avec une superbe piscine pour nous détendre.

Merci encore les Verdiers, ce petit séjour nous a bien requinqué.

3 août:

Nous décidons de faire durer le plaisir, ayant encore 2 jours d'avance et des jours précis pour arriver dans certaines villes dans lesquelles un accueil est prévu, nous resterons encore jusqu'au 5 août ou nous serons pris en charge de manière bien sympa par Décathlon Nice.


5 août:

Nous reprenons donc la route ce matin pour Grasse. La route s'élève un peu mais rien de bien méchant comparé à tout ce que nous avons dû affronter jusqu'ici.
Beaucoup de gens nous ont mis en garde contre ces quelques côtes et la chaleur de l'arrière pays mais il n'y a rien de comparable avec la chaleur et les cols italiens. C'est donc sans trop de dificultés que nous arrivions assez tôt, vers 14 h (nous étions parti tôt compte tenu de ces mises en garde).

Nous fûmes accueilli par l'hôtel panorama à Grasse et son patron super sympa. C'est le sponsor du club d'athlétisme de la ville et un ancien coureur également.
Il fut impressionné et dès qu'il a entendu parler de nous, il a tout de suite accepter de nous hébergé et de nous offrir le couvert.

Nous avons vraiment passé un excellent après midi.

6 août:

C'est mon anniversaire et Magali, du rayon running de Décathlon Grasse à tenu à nous accompagné sur une dizaine de kilomètre au début de l'étape.

J'aime bien lorque je peux courir avec quelqu'un en début d'étape, ça passe plus vite et ça recule le moment critique d'autant de kilomètre.

Ce qui fut assez surprenant, c'est que magali à une foulée quasiment identique à la mienne. La même façon de courir est assez rare mais son niveau est excellent et on voit qu'elle coure beaucoup elle aussi.
C'est vers Draguignan que nous nous dirigeons.

Arrivé aux environs de Fayence, les choses se compliquent un peu.
je suis victime d'un mal qui m'arrive très rarement: les soucis gastriques.
J'ai la nausée et je finis l'étape à la ramasse après 62 km. Il est 21h.

Nous serons logés au camping ou les problèmes empireront. Je passerai une très mauvaise nuit sans rien avoir avalé.

8 août:

Nous avons fait un jour de repos qui était prévu à Draguignan.
Les problèmes intestinaux vont mieux et je me sens prêt à repartir.
La route nous mène à Brignoles.

Les soucis recommenceront mais ça ira malgré tout.
N'ayant pas encore de logement à Brignoles, nous tenterons de trouver une solution lorsque Philippe et Dominique Mattern, partenaire (Ciisco) et amis viennent à notre rencontre. Ils nous ont réservé l'hôtel à 5 km.

Ca nous a fait vraiment chaud au coeur de les voir et ils ont tout organisé pour les prochains jours et jusqu'à Marseille.

Nous passerons donc la nuit à l'hôtel.

10 août:

Pendant 4 jours, nous logerons au cercle militaire de Marseille sur le Vieux port. Il faudra donc faire quelques allers et retours pour nous amener aux départ des étapes et nous ramener chaque soirs. Philippe et Stéphane, le directeur régional de Décathlon s'en chargeront. Merci beaucoup.

C'est justement au magasin Décathlon d'Aubagne que nous arriverons ce soir où un sympathique accueil nous attend.

C'est donc après 53 km que nous arrivons. Un journaliste de La provence nous attend également. Et nous aurons également l'immense plaisir de retrouver Solène qui faisait parti du groupe d'archéologues de Pompéi qui nous avait hébergé.

Nous passerons donc la soirée avec Solène et ses fou-rires qui redonne la pêche.

11 août:

C'est la fameuse étape Aubagne-Cassis- Marseille.

C'est une étape assez courte mais nous aurons de la compagnie tout au long de celle-ci. En effet, Stéphane va courir l'intégralité de l'étape avec nous et Philippe nous suivra à vélo.

Après un départ assez rapide, une crevaison et une Laëtitia larguée (pour une fois, je ne l'ai pas poussé) et qui m'en voudra longtemps d'ailleurs, nous arrivons à Cassis.

Les difficultés commencent. Mes problèmes gastriques reprennent à mi-chemin et j'ai beaucoup de mal à arriver en haut. je ne bois plus car ça me donne des naussées.

Malgrès tout, nous avons beaucoup d'avance et après une longue pause au sommet, les soucis s'atténuent et nous pouvons repartir accompagnés d'un coureur du magasin de Marseille.
Après une descente effectuée assez rapidement, nous arrivons à l'obélisque où nous attendent les marins pompiers, la Chaine Marseillaise (où nous avions donné une interview sur le plateau la veille dans le journal matinal), quelques admirateurs dont des amis et la police municipale.

Celle-ci nous ouvrira la route jusqu'au magasin décathlon ou une ligne d'arrivée était tracée par Bérangère et Olivier, des amis ayant fait le déplacement.

Malheuseument, le caméraman de La chaine marseillaise se fera voler son scooter devant le magasin.
Après un pot de l'amitié, nous organisions les navettes afin de regagner le cercle militaire.

Le soir, nous allions diner chez Stéphane où une super soirée nous attendait.

Merci beaucoup.

12 août:

Une journée de repos bien mérité pour découvrir un peu Marseille. De plus, c'est notre anniversaire de Mariage. Nous dirons au revoir à Bérangère et Olivier que le devoir appelle. Merci d'être venu nous voir, ça nous a fait énormément plaisir. (avec une main et juste le doigt...:-))))) ne cherchez pas à comprendre, c'est un code entre amis ;-)

13 août:

C'est l'heure de dire aurevoir à nos chers amis Philippe et Domi qui ont fait énormément pour nous. De vrais amis que l'on est pas prêt de laisser tomber. c'est donc le coeur serré que nous repartions sur le chemin de l'arc-en-ciel.

Gibraltar n'est plus très loin....

Mais la route sera dure aujourd'hui. 66 km seront nécessaire pour rejoindre Miramas. Les soucis gastriques reprendront de plus bel et c'est complètement vidé que je treminerai l'étape. Heureusement que Laëtitia me soutien dans ces moments car il faut bien continuer d'avancer. pour elle, tout à l'air d'aller. La route est assez plate mais je crois que je serai incapable de la pousser si ça montait.
Nous arriverons au CSP de Miramas où nous serons très bien accueillis par les collègues. Mais le marchand de sable ne se fera pas attendre.

14 août:

Nous repartons ce matin pour Arles. Auparavant, nous sommes attendu au CS à St Martin de Crau situé à 20 km pour déjeuner.

Après 10 km, les problèmes gastriques s'accentuent et je ne suis plus capables de courir. les nausées se transforment en vomissements et je suis extrêmement fatigué.

Après 1 h de pause, j'arrive enfin à me tenir debout et à courir jusqu'à St martin qui veulent me conduire au CH. Je refuse et après avoir déjeuné une salade offert par les pompiers, je repars. Ca va beaucoup mieux et nous arrivons au Décathlon de Arles où nous retrouvons les pompiers d'Arles.

Notre accueil fut vraiment sympa et ils nous logèrent dans un gite à proximité des arènes. Nous allions également passé la soirée avec un collègue Olivier et sa femme Murielle.
Mais avant, nous passions au CH où je serai vu par un médecin du sport. Il me diagnostiquera une hémorragie intestinale et me donnera quelques médicaments et me prescrivera une analyse de sang.

Rainbow Dreams Runners

PS:Merci à vous tou de votre SOUTIEN!!


15 août

Bonjour à tous,

Nous quittons Arles et mettons fin à un xième départ manqué.

Nous discutons tellement de notre bonne soirée d'hier que nous loupons notre itinéraire et réalisons que nous partons dans la mauvaise direction.

Résultat des courses: 5km de plus pour le journée! Et toc, bien fait pour nous !

Ca fait parti des aléas de la course, comme de crever 2 kilomètres après le départ ou aller faire des provisions et mettre 3/4 d'heure avant de repartir.

Prendre le départ aux aurores c'est important, surtout quand il nous arrive des bricoles en début de parcours.

Nous nous dirigeons vers Lunelle et empruntons une nationale toute droite, toute plate avec le vent fort de face pendant de longs kilomètres. Quelle monotonie !

J’ai un peu le blues aujourd’hui, vous dire pourquoi je ne saurais vous le dire exactement.
Peut-être la grisaille ou la longueur de cette route interminable ou vous…

Nos gens du Nord nous manque en ce moment.

Cette année il n’y a pas eu de carnaval, pas de barbecue à l’improviste ou ballade à vélo avec les copains.
Enfin c’est pas pour faire pleurer dans les chaumières mais aujourd’hui vous nous manquiez plus que les autres jours, allez savoir pourquoi ?

Puis nous arrivons au CS de Lunelle.
L’ambiance est famille et détendue, on partagera le casse-croute de l’après-midi tous autour de la grande table, lsl appelleront la presse régionale, nous discuterons une fois de plus de :
« Et toi, c’est comment dans ta caserne, ah bon ? et bien chez moi c’est pire ou c’est mieux »

Enfin ces discussions toujours les mêmes et pourtant semble-t-il nécessaires et réconfortantes. Je ne comprends pas toujours tout mais ça les passionne toujours autant.
Nous assisterons au feu d’artifice que j’ai trouvé magiquement grandiose, les fontaines de lumières semblaient pouvoir nous atteindre…

16 août

« Je vous assure que si vous empruntez le chemin de hallage du canal du Rhône jusqu’à Sète vous verrez une faune et flore splendide, comble du bonheur puisque vous n’aurez aucune voiture sur votre itinéraire »

Alors çà, ça nous botte vraiment, d’autant plus que l’on effectuera 47 bornes au lieu des 61 initialement prévus.

Nous seront presque seuls au monde sur ce sentier entre parc à huîtres et réserve naturelle de flamants roses et autres sublimes oiseaux de passage.

Thierry Congras, amis de longue date de Sylvain du temps où il pratiquait le vélo, nous accueillera au bout de ce chemin avec chaleur et sympathie.

Le travail qu’il a entrepris depuis ces dernières semaines est colossal pour notre accueil dans les centres de secours et nous le remercions chaudement. Il nous fera goûter à la vie sétoise à travers ses histoires de pêche en apnée et autres péripéties.

Sa femme, Sandrine, et lui-même nous couveront comme des enfants au sein de leur foyer ; permettant à Sylvain de prendre le repos qui lui faisait défaut depuis plusieurs jours et enfin faire sa prise de sang qui ne révèlera qu’un manque de fer et de créatine très faible. Mieux vaut prévenir que guérir !

Il n’empêche que mon homme est un sacré gaillard. Je lui laisserai même se plaindre un peu plus vu tout ce qu’il surmonte mais ce n’est guère son genre. Il garde la foi dans ce que nous entreprenons depuis maintenant 7 mois et demi et c’est çà, sa force et son « secret »

Ces 2 jours à Balaruc,je consacrerai mon temps à vous envoyer des nouvelles et des photos tandis que mon superman, se reposera à l’ombre des figuiers bien murent.

Rainbow Dreams Runners,

« Toujours y croire, toujours possible »