1er août:
Comme prévu, "Tonton" venait taper à la porte au petit matin afin de prendre un café. Vers 7 h, deux gamines de famille modeste venait à la caserne et repartait avec les sacs pleins de nourriture qui restait de la veille.
Ange nous remit également un chèque au nom de l'amicale pour les enfants malades.
C'est donc à 8 h 30 que nous quittions la Corse pour remettre enfin le pied en France métropolitaine.
La Corse nous a sacrément bien remonté le moral. Avec une culture très marquée, les Corses restent malgré tout très accueillants.
C'est donc vers 13 h que nous nous retrouvions à Nice.
Vers 18 h, nous serions rejoint par nos hôtes, Philippe Verdier, un ultrafondu qui nous a pris en charge avec beaucoup de gentillesse chez lui à Nice.
Après une sympathique soirée, nous allions passer une excellente journée de repos en leur compagnie sur les hauteurs face à la promenade des Anglais avec une superbe piscine pour nous détendre.
Merci encore les Verdiers, ce petit séjour nous a bien requinqué.
3 août:
Nous décidons de faire durer le plaisir, ayant encore 2 jours d'avance et des jours précis pour arriver dans certaines villes dans lesquelles un accueil est prévu, nous resterons encore jusqu'au 5 août ou nous serons pris en charge de manière bien sympa par Décathlon Nice.
5 août:
Nous reprenons donc la route ce matin pour Grasse. La route s'élève un peu mais rien de bien méchant comparé à tout ce que nous avons dû affronter jusqu'ici.
Beaucoup de gens nous ont mis en garde contre ces quelques côtes et la chaleur de l'arrière pays mais il n'y a rien de comparable avec la chaleur et les cols italiens. C'est donc sans trop de dificultés que nous arrivions assez tôt, vers 14 h (nous étions parti tôt compte tenu de ces mises en garde).
Nous fûmes accueilli par l'hôtel panorama à Grasse et son patron super sympa. C'est le sponsor du club d'athlétisme de la ville et un ancien coureur également.
Il fut impressionné et dès qu'il a entendu parler de nous, il a tout de suite accepter de nous hébergé et de nous offrir le couvert.
Nous avons vraiment passé un excellent après midi.
6 août:
C'est mon anniversaire et Magali, du rayon running de Décathlon Grasse à tenu à nous accompagné sur une dizaine de kilomètre au début de l'étape.
J'aime bien lorque je peux courir avec quelqu'un en début d'étape, ça passe plus vite et ça recule le moment critique d'autant de kilomètre.
Ce qui fut assez surprenant, c'est que magali à une foulée quasiment identique à la mienne. La même façon de courir est assez rare mais son niveau est excellent et on voit qu'elle coure beaucoup elle aussi.
C'est vers Draguignan que nous nous dirigeons.
Arrivé aux environs de Fayence, les choses se compliquent un peu.
je suis victime d'un mal qui m'arrive très rarement: les soucis gastriques.
J'ai la nausée et je finis l'étape à la ramasse après 62 km. Il est 21h.
Nous serons logés au camping ou les problèmes empireront. Je passerai une très mauvaise nuit sans rien avoir avalé.
8 août:
Nous avons fait un jour de repos qui était prévu à Draguignan.
Les problèmes intestinaux vont mieux et je me sens prêt à repartir.
La route nous mène à Brignoles.
Les soucis recommenceront mais ça ira malgré tout.
N'ayant pas encore de logement à Brignoles, nous tenterons de trouver une solution lorsque Philippe et Dominique Mattern, partenaire (Ciisco) et amis viennent à notre rencontre. Ils nous ont réservé l'hôtel à 5 km.
Ca nous a fait vraiment chaud au coeur de les voir et ils ont tout organisé pour les prochains jours et jusqu'à Marseille.
Nous passerons donc la nuit à l'hôtel.
10 août:
Pendant 4 jours, nous logerons au cercle militaire de Marseille sur le Vieux port. Il faudra donc faire quelques allers et retours pour nous amener aux départ des étapes et nous ramener chaque soirs. Philippe et Stéphane, le directeur régional de Décathlon s'en chargeront. Merci beaucoup.
C'est justement au magasin Décathlon d'Aubagne que nous arriverons ce soir où un sympathique accueil nous attend.
C'est donc après 53 km que nous arrivons. Un journaliste de La provence nous attend également. Et nous aurons également l'immense plaisir de retrouver Solène qui faisait parti du groupe d'archéologues de Pompéi qui nous avait hébergé.
Nous passerons donc la soirée avec Solène et ses fou-rires qui redonne la pêche.
11 août:
C'est la fameuse étape Aubagne-Cassis- Marseille.
C'est une étape assez courte mais nous aurons de la compagnie tout au long de celle-ci. En effet, Stéphane va courir l'intégralité de l'étape avec nous et Philippe nous suivra à vélo.
Après un départ assez rapide, une crevaison et une Laëtitia larguée (pour une fois, je ne l'ai pas poussé) et qui m'en voudra longtemps d'ailleurs, nous arrivons à Cassis.
Les difficultés commencent. Mes problèmes gastriques reprennent à mi-chemin et j'ai beaucoup de mal à arriver en haut. je ne bois plus car ça me donne des naussées.
Malgrès tout, nous avons beaucoup d'avance et après une longue pause au sommet, les soucis s'atténuent et nous pouvons repartir accompagnés d'un coureur du magasin de Marseille.
Après une descente effectuée assez rapidement, nous arrivons à l'obélisque où nous attendent les marins pompiers, la Chaine Marseillaise (où nous avions donné une interview sur le plateau la veille dans le journal matinal), quelques admirateurs dont des amis et la police municipale.
Celle-ci nous ouvrira la route jusqu'au magasin décathlon ou une ligne d'arrivée était tracée par Bérangère et Olivier, des amis ayant fait le déplacement.
Malheuseument, le caméraman de La chaine marseillaise se fera voler son scooter devant le magasin.
Après un pot de l'amitié, nous organisions les navettes afin de regagner le cercle militaire.
Le soir, nous allions diner chez Stéphane où une super soirée nous attendait.
Merci beaucoup.
12 août:
Une journée de repos bien mérité pour découvrir un peu Marseille. De plus, c'est notre anniversaire de Mariage. Nous dirons au revoir à Bérangère et Olivier que le devoir appelle. Merci d'être venu nous voir, ça nous a fait énormément plaisir. (avec une main et juste le doigt...:-))))) ne cherchez pas à comprendre, c'est un code entre amis ;-)
13 août:
C'est l'heure de dire aurevoir à nos chers amis Philippe et Domi qui ont fait énormément pour nous. De vrais amis que l'on est pas prêt de laisser tomber. c'est donc le coeur serré que nous repartions sur le chemin de l'arc-en-ciel.
Gibraltar n'est plus très loin....
Mais la route sera dure aujourd'hui. 66 km seront nécessaire pour rejoindre Miramas. Les soucis gastriques reprendront de plus bel et c'est complètement vidé que je treminerai l'étape. Heureusement que Laëtitia me soutien dans ces moments car il faut bien continuer d'avancer. pour elle, tout à l'air d'aller. La route est assez plate mais je crois que je serai incapable de la pousser si ça montait.
Nous arriverons au CSP de Miramas où nous serons très bien accueillis par les collègues. Mais le marchand de sable ne se fera pas attendre.
14 août:
Nous repartons ce matin pour Arles. Auparavant, nous sommes attendu au CS à St Martin de Crau situé à 20 km pour déjeuner.
Après 10 km, les problèmes gastriques s'accentuent et je ne suis plus capables de courir. les nausées se transforment en vomissements et je suis extrêmement fatigué.
Après 1 h de pause, j'arrive enfin à me tenir debout et à courir jusqu'à St martin qui veulent me conduire au CH. Je refuse et après avoir déjeuné une salade offert par les pompiers, je repars. Ca va beaucoup mieux et nous arrivons au Décathlon de Arles où nous retrouvons les pompiers d'Arles.
Notre accueil fut vraiment sympa et ils nous logèrent dans un gite à proximité des arènes. Nous allions également passé la soirée avec un collègue Olivier et sa femme Murielle.
Mais avant, nous passions au CH où je serai vu par un médecin du sport. Il me diagnostiquera une hémorragie intestinale et me donnera quelques médicaments et me prescrivera une analyse de sang.
Rainbow Dreams Runners
PS:Merci à vous tou de votre SOUTIEN!!
15 août
Bonjour à tous,
Nous quittons Arles et mettons fin à un xième départ manqué.
Nous discutons tellement de notre bonne soirée d'hier que nous loupons notre itinéraire et réalisons que nous partons dans la mauvaise direction.
Résultat des courses: 5km de plus pour le journée! Et toc, bien fait pour nous !
Ca fait parti des aléas de la course, comme de crever 2 kilomètres après le départ ou aller faire des provisions et mettre 3/4 d'heure avant de repartir.
Prendre le départ aux aurores c'est important, surtout quand il nous arrive des bricoles en début de parcours.
Nous nous dirigeons vers Lunelle et empruntons une nationale toute droite, toute plate avec le vent fort de face pendant de longs kilomètres. Quelle monotonie !
J’ai un peu le blues aujourd’hui, vous dire pourquoi je ne saurais vous le dire exactement.
Peut-être la grisaille ou la longueur de cette route interminable ou vous…
Nos gens du Nord nous manque en ce moment.
Cette année il n’y a pas eu de carnaval, pas de barbecue à l’improviste ou ballade à vélo avec les copains.
Enfin c’est pas pour faire pleurer dans les chaumières mais aujourd’hui vous nous manquiez plus que les autres jours, allez savoir pourquoi ?
Puis nous arrivons au CS de Lunelle.
L’ambiance est famille et détendue, on partagera le casse-croute de l’après-midi tous autour de la grande table, lsl appelleront la presse régionale, nous discuterons une fois de plus de :
« Et toi, c’est comment dans ta caserne, ah bon ? et bien chez moi c’est pire ou c’est mieux »
Enfin ces discussions toujours les mêmes et pourtant semble-t-il nécessaires et réconfortantes. Je ne comprends pas toujours tout mais ça les passionne toujours autant.
Nous assisterons au feu d’artifice que j’ai trouvé magiquement grandiose, les fontaines de lumières semblaient pouvoir nous atteindre…
16 août
« Je vous assure que si vous empruntez le chemin de hallage du canal du Rhône jusqu’à Sète vous verrez une faune et flore splendide, comble du bonheur puisque vous n’aurez aucune voiture sur votre itinéraire »
Alors çà, ça nous botte vraiment, d’autant plus que l’on effectuera 47 bornes au lieu des 61 initialement prévus.
Nous seront presque seuls au monde sur ce sentier entre parc à huîtres et réserve naturelle de flamants roses et autres sublimes oiseaux de passage.
Thierry Congras, amis de longue date de Sylvain du temps où il pratiquait le vélo, nous accueillera au bout de ce chemin avec chaleur et sympathie.
Le travail qu’il a entrepris depuis ces dernières semaines est colossal pour notre accueil dans les centres de secours et nous le remercions chaudement. Il nous fera goûter à la vie sétoise à travers ses histoires de pêche en apnée et autres péripéties.
Sa femme, Sandrine, et lui-même nous couveront comme des enfants au sein de leur foyer ; permettant à Sylvain de prendre le repos qui lui faisait défaut depuis plusieurs jours et enfin faire sa prise de sang qui ne révèlera qu’un manque de fer et de créatine très faible. Mieux vaut prévenir que guérir !
Il n’empêche que mon homme est un sacré gaillard. Je lui laisserai même se plaindre un peu plus vu tout ce qu’il surmonte mais ce n’est guère son genre. Il garde la foi dans ce que nous entreprenons depuis maintenant 7 mois et demi et c’est çà, sa force et son « secret »
Ces 2 jours à Balaruc,je consacrerai mon temps à vous envoyer des nouvelles et des photos tandis que mon superman, se reposera à l’ombre des figuiers bien murent.
Rainbow Dreams Runners,
« Toujours y croire, toujours possible »